Calcul de valorisation : les 3 méthodes à connaître
2026
Pour valoriser une entreprise, il existe plusieurs méthodes de calcul : la méthode patrimoniale, la méthode de la rentabilité (multiples) et la méthode des flux actualisés (DCF).
Pour valoriser une entreprise, trois méthodes de calcul sont couramment utilisées : la méthode patrimoniale, la méthode de la rentabilité (multiples) et la méthode des flux actualisés (DCF).
Chaque méthode répond à une logique différente et s'appuie sur des données distinctes. Les professionnels les croisent pour aboutir à une fourchette de valeur cohérente avec le marché et avec le profil de l'entreprise.
1. Méthode patrimoniale
Elle valorise l'actif net (actifs − dettes), éventuellement corrigé à la valeur de marché. On parle d'actif net comptable si l'on reprend le bilan tel quel, et d'actif net corrigé si l'on réévalue certains postes (immobilisations, stocks, créances).
Cette méthode est utile pour les sociétés à fort actif tangible, en situation de cession d'actifs ou lorsque la rentabilité ne reflète pas la valeur (activité en perte, cycle bas). Elle ne valorise pas le goodwill et sert souvent de plancher dans une analyse multi-méthodes.
2. Méthode des multiples (rentabilité)
On applique des multiples observés sur le marché (EV/EBITDA, EV/CA) au résultat ou au chiffre d'affaires de l'entreprise. Le multiple peut provenir de transactions comparables (rachats récents dans le secteur) ou de sociétés cotées comparables.
C'est la méthode la plus utilisée pour les PME et ETI car elle est lisible et ancrée dans le marché. L'Observatoire Audun Partners fournit des fourchettes par secteur (industrie mécanique, expertise comptable, ESN, BTP, etc.) pour cadrer les attentes. La position dans la fourchette dépend de la croissance, de la marge et des risques perçus.
3. Méthode DCF (flux actualisés)
On projette les flux de trésorerie futurs de l'entreprise (sur 5 à 10 ans selon les cas) et on les actualise au coût moyen pondéré du capital (WACC). Une valeur terminale est souvent ajoutée pour capturer les flux au-delà de la période explicite.
Cette méthode est adaptée aux entreprises avec une visibilité de résultat et un plan de développement clair. Elle est sensible aux hypothèses (taux de croissance, taux d'actualisation) ; elle est donc souvent utilisée en complément des multiples pour vérifier la cohérence.
En pratique
Une valorisation solide combine au moins deux approches. Par exemple : fourchette issue des multiples sectoriels, recoupée avec un DCF pour valider les hypothèses, et éventuellement comparée à l'actif net corrigé si le patrimoine est significatif. Un cabinet en évaluation ou un expert-comptable spécialisé peut formaliser cette analyse dans un rapport utilisable par les parties et les financeurs.